La mise en place d’un plan gouvernemental cohérent a été proposée pour assurer l’effectivité des agropoles en RDC. L’annonce a été faite lundi par le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Grégoire Mutshail Mutomb Kangaj, lors de l’ouverture à Kinshasa d’un atelier sur le développement des agropoles.
« Il nous faut un plan cohérent pour garantir l’opérationnalisation des agropoles. Ce cadre permettra aux partenaires nationaux et internationaux de travailler de manière harmonisée», a déclaré le ministre.
Pour lui, la mise en œuvre des agropoles constitue une étape cruciale pour rapprocher la gouvernance agricole des communautés locales et booster la productivité.
L’atelier, qui se tient du 21 au 24 juillet 2025, a également pour objectif de former des encadreurs qui iront sur le terrain, dans les bassins de production, afin de renforcer les capacités des agriculteurs grâce à des programmes pratiques menés en synergie avec le ministère du Développement rural.
Malgré plusieurs initiatives entreprises ces dernières années dans les secteurs agricole et rural, le ministre a déploré des résultats encore en deçà des attentes.
« Il est urgent de relancer le secteur pour assurer la sécurité alimentaire et créer de véritables opportunités économiques », a-t-il insisté.
Budget global de 6,6 milliards USD sur dix ans
Le Programme de transformation agricole (PTA/RDC), financé en grande partie par la Banque africaine de développement (BAD), constitue le principal cadre de cette relance. Doté d’un budget global de 6,6 milliards USD sur dix ans (2023-2033), le programme est déployé en trois phases : 2,3 milliards USD de 2023 à 2026, 2,5 milliards USD de 2027 à 2029 et 1,8 milliard USD de 2029 à 2033.
Pour Philippe Ngwala, coordonnateur du Fonds social de la RDC, cette initiative est un accélérateur pour concrétiser la transformation du secteur agricole. Elle intègre notamment la création de centres de promotion de l’entrepreneuriat agricole, la mise en place progressive de coopératives d’équipements mutualisés et le déploiement d’outils numériques pour moderniser les filières de production. Ces dernières concernent le manioc, le maïs, le soja, le riz, le haricot, l’huile de palme, les légumineuses, le poisson et divers fruits.
Ce programme ambitieux vise à transformer la RDC, un pays au potentiel agricole immense mais encore sous-exploité, en un véritable grenier pour ses populations et pour l’Afrique.


