Face à la dépendance alimentaire persistante du pays, de jeunes agronomes congolais multiplient les initiatives pour renforcer la production locale et réduire les importations. Leur ambition est de faire de l’agriculture un levier réel de souveraineté alimentaire en RDC.
« Notre pays ne devrait pas importer ce qu’il peut produire en abondance. Nous devons miser sur la production de semences améliorées, la mécanisation légère et la formation des jeunes producteurs à produire mieux et à vendre localement. Chaque récolte locale, c’est une dépendance en moins vis-à-vis de l’extérieur », a expliqué Annie Bira, jeune agronome actif dans le Kongo Central.
Malgré un potentiel agricole immense et plus de 80 millions d’hectares de terres arables, la RDC importe encore une grande part de ses denrées de base. En cause, le manque de financement, infrastructures défaillantes et faible appui institutionnel. Pourtant, une nouvelle génération d’agronomes entend inverser la tendance.
Soutenus par des programmes publics comme le PDL-145 Territoires, ou des incubateurs tels qu’AgriJeune RDC, ces jeunes entrepreneurs agricoles développent des solutions durables, irrigation solaire, compostage organique, valorisation des produits locaux.
« La sécurité alimentaire n’est pas qu’une question de production, c’est une question de volonté collective », a insisté Éric, un agronome congolais basé à Kinshasa.
Pour lui, l’avenir du pays repose sur une jeunesse capable de transformer la terre en richesse et de replacer l’agriculture au cœur du développement national.


