Depuis une semaine, les marchés de Kinshasa font face,à une flambée des prix des œufs. Une augmentation significative de 13 % a été enregistrée, le plateau passant de 16 000 francs congolais (FC) à 18000 FC voire 19000FC, selon des constats sur le terrain.
« La situation a changé brutalement. Le plateau se négocie désormais à 18 000 ou 19000FC, soit environ 8 ou 9 dollars américains au taux actuel », a expliqué Julienne Mbungu, commerçante dans un marché de la capitale.
« C’est un renversement de tendance, puisqu’une baisse avait été observée le mois dernier dans les marchés tout comme dans les supermarchés», a-t-elle rajouté.
Interrogée sur les raisons de cette hausse soudaine, la vendeuse pointe du doigt plusieurs facteurs.
« Les œufs se font rares en ce moment. L’approvisionnement est difficile et la production locale est limitée », a-t-elle détaillé.
Pour elle, un autre élément majeur entre en ligne de compte c’est l’importation. « La majorité des œufs viennent de l’étranger, et les frais de transport pèsent lourdement sur le prix final. C’est pourquoi les prix ont haussé», a-t-elle expliqué.
Mme Mampuya une autre vendeuse a rappelé que lors de la précédente baisse, les clients avaient été avertis de la volatilité des prix chose qui n’est pas le cas aujourd’hui.
« Nous avions conseillé à nos clients de rester prudents, car les prix peuvent varier à tout moment. Aujourd’hui, cette augmentation crée des tensions dans le budget des familles, qui doivent s’adapter».
Face à cette instabilité, la commerçante a insisté sur la nécessité pour les consommateurs de suivre l’évolution du marché afin d’anticiper d’éventuels changements.
Elle a lancé également un appel aux pouvoirs publics : « Une intervention des autorités pour réguler ce marché serait la bienvenue. Il est essentiel de protéger les consommateurs contre des fluctuations trop brutales qui impactent leur pouvoir d’achat», a-t-elle lancé.
Cette hausse des prix des œufs, produit de base dans de nombreux ménages kinois, souligne les défis de l’approvisionnement et la dépendance aux importations, suscitant l’inquiétude sur la stabilité du coup de la vie.


