Les prix des produits vivriers connaissent une baisse significative depuis la mi-octobre sur les marchés de Kananga, dans la province du Kasaï Central. Une situation qui soulage de nombreux ménages, éprouvés depuis plusieurs mois par la cherté de la vie.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur les marchés locaux par un correspondant joint au téléphone, les produits de base tels que le maïs, le riz, le niébé et l’arachide affichent désormais des prix plus accessibles.
« Une mesurette de maïs grain de 3 kilos, vendue récemment à 3.800 francs congolais, se négocie aujourd’hui à 2.500 FC. Le niébé est passé de 1.500 à 1.000 FC, le riz blanc de 1.700 à 1.200 FC et l’arachide de 3.000 à 2.500 FC », a expliqué Bobette Nongo, ménagère de ce coin de la RDC.
La même tendance est observée sur les légumes. Une botte d’amarante se vend actuellement à 500 FC contre 700 FC auparavant, tandis que les feuilles de patate douce ont chuté de 700 à 350 FC. D’autres légumineuses ont également connu une baisse similaire.
D’après Bertin Monzia, enseignant d’économie, cette évolution serait notamment liée à la récente appréciation du franc congolais face au dollar américain.
« La stabilisation du taux de change contribue à la détente observée sur les marchés vivriers. Cela redonne un peu d’air aux familles », a-t-il analysé.
Cependant, cette embellie ne se reflète pas encore sur le secteur du transport. Malgré la réduction du prix du litre d’essence passé de 3.700 à environ 3.000 FC, le tarif du transport public reste inchangé. Les trajets en taxi-bus sont toujours facturés à 500 FC, et ceux des motos-taxis varient entre 1.000 et 2.000 FC selon la distance.
Face à cette situation, M. Monzia a appelé les services des affaires économiques ainsi que les autorités locales à veiller à l’application effective des prix sur le marché et à lutter contre toute forme de spéculation.


